Visa américain : la RDC n’est pas concernée par la caution obligatoire de 10 000 à 20 000 dollars
Contrairement à des informations largement relayées ces derniers jours par plusieurs médias internationaux, la République démocratique du Congo (RDC) ne figure pas sur la liste officielle des pays dont les ressortissants peuvent être soumis à une caution de 10 000 à 20 000 dollars américains pour l’obtention d’un visa touristique ou d’affaires (B-1/B-2) des États-Unis.
Par Daniel Micho Mulume

Le Département d’État américain a rendu permanent, à compter du 3 août 2026, son programme de caution pour certaines demandes de visas. Cette mesure autorise les agents consulaires à exiger, au cas par cas, le versement d’une garantie financière comprise entre 10 000 et 20 000 dollars auprès des ressortissants de 50 pays, principalement africains, considérés comme présentant un risque élevé de dépassement de la durée de séjour autorisée.
Toutefois, la République démocratique du Congo ne figure pas sur la liste officielle publiée par le Département d’État américain. Cette liste comprend notamment la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Nigeria, l’Éthiopie, l’Ouganda et la Zambie, entre autres, mais pas la RDC.
Une confusion relayée par plusieurs médias
La confusion est née après la publication d’articles par certains médias internationaux, dont RFI, AllAfrica et TV5 Monde, qui ont mentionné par erreur la RDC parmi les pays concernés, parfois en reprenant également le Ghana dans leurs listes. Or, cette affirmation ne correspond pas à la liste officielle diffusée par les autorités américaines.
En conséquence, les citoyens congolais continuent d’être soumis aux procédures habituelles pour les demandes de visas américains de type B-1/B-2, sans application automatique de cette caution financière.
Une mesure destinée à lutter contre les dépassements de séjour
Selon Washington, cette politique vise à réduire les cas de dépassement de la durée de validité des visas. Les agents consulaires disposent d’un pouvoir discrétionnaire pour imposer cette caution aux demandeurs issus des pays concernés. Si le voyageur respecte les conditions de son séjour et quitte les États-Unis dans les délais prévus, la somme versée est restituée. En revanche, elle peut être conservée par les autorités américaines en cas de non-respect des conditions du visa.
Cette réforme porte le plafond de la caution de 15 000 à 20 000 dollars, tandis que le montant minimum passe de 5 000 à 10 000 dollars, renforçant ainsi le dispositif mis en place à titre pilote en 2025.
La précision
À ce jour, aucune disposition officielle n’impose cette caution aux ressortissants de la République démocratique du Congo. Toute information affirmant le contraire ne reflète pas la liste officielle publiée par le Département d’État des États-Unis.