RDC : le bateau immobilisé près de Kinshasa après une alerte Ebola libéré, aucun cas détecté
Le bateau immobilisé à environ 65 kilomètres de Kinshasa à la suite d’une alerte liée à une suspicion de maladie à virus Ebola a été libéré. Aucun cas d’Ebola n’a été détecté parmi les passagers et membres de l’équipage, a déclaré dimanche 9 août le ministre congolais de la Santé, Roger Kamba

L’embarcation avait été interceptée après une alerte transmise par le système de surveillance du ministère de la Santé. Une zone de santé de la Mongala avait signalé le décès d’une personne ayant notamment présenté de la fièvre, des diarrhées et des vomissements après avoir quitté le bateau.
La personne est décédée sans avoir été prélevée. Il n’est donc pas possible d’établir si ce décès était lié ou non à Ebola.
L’alerte mentionnait également que le bateau provenait de Kisangani, dans une zone concernée par l’épidémie actuelle. Après vérification, cette information s’est révélée erronée. Selon les déclarations recueillies auprès du commandant, de l’équipage et des passagers, l’embarcation venait en réalité de la Mongala.
« L’erreur, c’était le système de surveillance qui nous a alerté, qui avait pensé que le bateau venait de Kisangani », a expliqué Roger Kamba.
Sept personnes présentant des symptômes à bord ont été testées pour Ebola. Les résultats des sept prélèvements se sont révélés négatifs, selon le ministre de la Santé.
Roger Kamba précise également que le bateau avait déjà navigué pendant plus de 21 jours au moment de son interception. L’embarcation et ses occupants ont finalement été autorisés à poursuivre leur trajet vendredi.
« Nous n’avons pas eu du tout de cas de maladie à virus Ebola à bord », a déclaré le ministre, précisant qu’aucun cas d’Ebola n’avait non plus été détecté à Kinshasa.
Malgré la levée de l’alerte concernant cette embarcation, les autorités sanitaires ont décidé de maintenir de façon permanente le dispositif de surveillance installé à environ 65 kilomètres en amont de Kinshasa. L’objectif est de continuer à contrôler les mouvements et à détecter rapidement d’éventuels cas suspects en provenance des zones touchées par l’épidémie.