Guerre et Sécurité

RDC : Floribert Anzuluni précise les prochaines étapes du processus de reddition des FDLR

Le protocole signé avec les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) doit servir de cadre à leur désarmement, leur démobilisation et leur cantonnement, selon Floribert Anzuluni. Le ministre a précisé que le délai de 90 jours mentionné dans l’accord de paix et dans le concept opérationnel (CONOPS) ne constitue pas, à ce stade, un compte à rebours pour la reddition des FDLR.

Par John Shindano

Journaliste ReelActu@JohnShindano
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RDC : Floribert Anzuluni précise les prochaines étapes du processus de reddition des FDLR
Capture de la vidéo du journal Afrique de TV5 monde

« Nous n’avons pas encore défini le délai », a-t-il déclaré. Selon lui, le Programme de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilisation (PDDRCS) a déjà élaboré un plan opérationnel, un chronogramme et un budget. Ces documents doivent encore être approuvés et validés avant que le calendrier détaillé du processus soit rendu public.

Le protocole engage, selon Floribert Anzuluni , les deux principales composantes des FDLR. La branche politique, dirigée par Victor Birindiro, est représentée dans la signature du document, tandis que la branche militaire est associée au processus sous la direction de son commandement, cité par Anzuluni sous le nom d’« Oméga ».

Six zones identifiées, dont cinq sous contrôle de l’AFC/M23

Le ministre a également donné des indications sur la localisation des zones où la présence des FDLR est identifiée. Six zones opérationnelles ont été retenues dans le cadre du Comité conjoint de suivi sécuritaire : cinq au Nord-Kivu et une au Sud-Kivu.

Selon Anzuluni, cinq de ces six zones sont actuellement sous le contrôle de l’armée rwandaise et de l’AFC/M23, tandis qu’une seule se trouve sous le contrôle du gouvernement congolais.

La mise en œuvre du processus devra, selon lui, intervenir après la mise en place du cadre opérationnel. Le retrait de l’armée rwandaise du territoire congolais est présenté par Kinshasa comme une condition permettant au processus de démobilisation de se poursuivre dans les zones concernées.

Un mécanisme de suivi avec des partenaires internationaux

Pour vérifier le déroulement du processus, Kinshasa prévoit également un mécanisme de suivi associant des partenaires régionaux et internationaux. Floribert Anzuluni a cité notamment l’European Institute et la communauté Sant’Egidio pour leur accompagnement technique.

Le ministre a expliqué que des consultations avaient récemment été menées dans plusieurs pays de la région afin de présenter le processus et de rechercher leur participation au mécanisme de suivi. L’objectif affiché est d’en faire un dispositif impliquant les différents acteurs concernés par le dossier des FDLR.

Interrogé sur les réserves exprimées par Kigali, Anzuluni a estimé que le scepticisme rwandais ne constituait pas, à ses yeux, un obstacle au processus. Il a insisté sur le fait que le contexte actuel est différent de celui qui prévalait avant l’escalade du conflit dans l’est de la RDC, en raison notamment de l’existence de l’accord de paix signé entre les deux États.

Pour Kinshasa, la signature du protocole sur les FDLR constitue ainsi une première étape. La prochaine phase doit porter sur la validation du plan opérationnel, du budget et du calendrier avant le lancement effectif des opérations de désarmement et de démobilisation.

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